Cathisme 19

Psaume 138

Source : Psautier selon la version grecque des Septante, Monastère la Théotokos et Saint Martin, Domaine de Cantauque. Texte reproduit avec autorisation.

1 Seigneur, tu m’as mis à l’épreuve et tu m’as connu ;

2 tu m’as connu dans le repos comme dans la veille, de loin, tu as discerné mes pensées.

3 Tu m’as suivi dans mon cheminement et le cours de ma vie, tu as connu, par avance, toutes mes voies.

4 Car la parole n’est pas encore sur ma langue

5 que déjà, Seigneur, tu connais tout, les dernières choses comme les plus anciennes. C’est toi qui m’as façonné, sur moi, ta main s’est posée.

6 Admirable est ta connaissance, elle me dépasse, je ne puis l’atteindre.

7 Comment échapperai-je à ton Esprit, où fuirai-je loin de ta face ?

8 Si j’escalade le ciel, tu es là, si je descends au séjour des morts, te voilà.

9 Si je prends mon vol dès l’aurore pour m’établir aux confins de la mer,

10 là encore, ta main me conduira, ta droite me soutiendra.

11 Je me suis dit : Peut-être les ténèbres vont-elles me recouvrir ? Mais la nuit elle-même devient lumière pour mes délices.

12 Car même les ténèbres n’ont pas pour toi d’obscurité et la nuit est lumineuse comme le jour ; pour toi, les ténèbres sont comme la lumière.

13 C’est toi, Seigneur, qui t’es emparé de mes reins, qui t’es saisi de moi dès le sein de ma mère.

14 Je te célébrerai pour ton admirable grandeur, oui, admirables sont tes œuvres, mon âme se plaît à le reconnaître.

15 Mes os, que tu as fait dans le secret, et mon être tout entier, façonné dans les profondeurs de la terre, ne te sont point cachés.

16 Alors que j’étais encore informe, tes yeux voyaient tous mes jours, ils étaient tous inscrits sur ton livre, ces jours qui m’étaient destinés avant qu’aucun d’eux ne fût encore.

17 J’ai beaucoup honoré tes amis, ô Dieu, leur empire s’est grandement affermi ;

18 si je les comptais, ils se trouveraient plus nombreux que le sable. Je me suis éveillé et je suis encore avec toi.

19 Ô Dieu, ne feras-tu pas périr les pécheurs ? Hommes de sang, écartez-vous de moi,

20 car vous dites en vous-mêmes : « Ils recevront en vain tes cités. »

21 Seigneur, n’ai-je pas haï ceux qui te haïssent, ne me suis-je pas consumé à cause de tes ennemis ?

22 Je les hais d’une haine parfaite, ils sont devenus mes ennemis.

23 Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, examine-moi et connais mes sentiers ;

24 regarde s’il se trouve en moi une voie d’iniquité, et conduis-moi dans la voie éternelle.