Cathisme 06

Psaume 38

Source : Psautier selon la version grecque des Septante, Monastère la Théotokos et Saint Martin, Domaine de Cantauque. Texte reproduit avec autorisation.

1 Je me suis dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue. » J’ai placé une garde à ma bouche tant que le pécheur se tenait devant moi.

2 Je suis resté muet, je me suis humilié, je me suis même abstenu de bonnes paroles, mais ma souffrance s’est ravivée,

3 mon cœur s’est échauffé au-dedans de moi ; à force d’y penser un feu flamba et ma langue vint à parler.

4 Fais-moi connaître, Seigneur, ma fin, et le nombre de mes jours, que je sache ce qui me reste.

5 Voici que tu as compté mes jours, mon existence est comme rien devant toi ; oui, tout est vanité, tout homme vivant est vanité.

6 L’homme passe comme une image et c’est bien en vain qu’il s’agite, qu’il amasse des trésors sans savoir qui les recueillera.

Et maintenant, quelle est mon attente ? N’est-ce pas le Seigneur ? Mon existence c’est d’être auprès de toi.

8 Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m’as soumis aux outrages de l’insensé

9 mais je suis resté muet, je n’ai pas ouvert la bouche, car c’est toi qui agissais.

10 Maintenant, détourne de moi tes coups, car, sous la force de ta main, je défaille.

11 En punissant l’homme pour son péché, tu l’éduques, tu fais se dessécher son âme comme l’araignée ; oui, c’est bien en vain que l’homme s’agite.

12 Écoute ma prière, Seigneur, prête l’oreille à ma supplication, ne garde pas le silence devant mes larmes, car, pour toi, je suis un étranger, un errant comme tous mes pères.

13 Accorde-moi quelque répit, que je reprenne haleine, avant que je m’en aille et ne sois plus.