Les grandes questions

Pourquoi Nadab et Abihu sont-ils morts pour avoir offert un « feu étranger » ?

En bref : Il ne s'agit pas d'une simple erreur technique de rituel. Nadab et Abihu étaient des prêtres qui sont entrés dans l'espace saint de manière désobéissante, en traitant le feu de Dieu comme une chose manipulable. Le texte montre que la sainteté n'est pas un décor religieux.

La nuance orthodoxe

Le Lévitique est un livre sur l'approche de Dieu. Et s'approcher de Dieu n'est pas banal. Plus quelqu'un se tient près de l'autel, plus sa responsabilité est grande. Nadab et Abihu ne sont pas de simples personnes qui se trompent dans un détail, mais des prêtres qui pervertissent leur service.

Le « feu étranger » signifie un culte offert selon sa propre volonté, non selon le commandement de Dieu. Dans l'Orthodoxie, le culte n'est pas le spectacle de notre créativité, mais la réception d'un ordre saint. Nous n'inventons pas notre propre feu pour obliger Dieu à l'accepter.

La dureté du texte reste difficile. Mais son sens est clair : les choses saintes ne se manipulent pas avec l'ego, l'ivresse, l'improvisation orgueilleuse ou l'absence de crainte de Dieu. Le prêtre n'est pas le propriétaire de l'autel, mais son serviteur.

Sources

  • Lévitique 10, 1-11
  • Hébreux 12, 28-29
  • 1 Corinthiens 11, 27-32
  • Saint Jean Chrysostome (sur la responsabilité des serviteurs de l'autel)
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