Les grandes questions

Pourquoi le premier-né des Égyptiens a-t-il dû mourir ?

En bref : Le texte est un jugement sur l'esclavage, sur Pharaon et sur les dieux de l'Égypte, non une scène que l'Église lirait avec une joie froide. La Pâque de l'Ancien Testament montre la libération, et en Christ le sens s'accomplit autrement : le Premier-né de Dieu entre Lui-même dans la mort pour nous libérer.

La nuance orthodoxe

Dans l'Exode, Pharaon tue et opprime. Il refuse à plusieurs reprises de laisser partir le peuple malgré les avertissements. La mort des premiers-nés est présentée comme l'acte ultime d'un jugement sur une puissance qui a fait des enfants, du travail et des corps sa propriété.

Cela ne rend pas le passage facile. Un chrétien ne doit pas lire la mort des Égyptiens comme une satisfaction cruelle. L'Église lit surtout cet épisode de façon typologique : l'agneau pascal, le sang sur les portes, le passage de la mer — tout pointe vers le Christ et vers la sortie de l'esclavage du péché et de la mort.

Dans la Nouvelle Alliance, ce ne sont pas les enfants des autres qui deviennent le prix de la libération. Le Christ, le Fils et le Premier-né, Se donne Lui-même. Cela n'efface pas la sévérité du texte ancien, mais montre où conduit la pédagogie de Dieu : non vers la mise à mort de l'ennemi, mais vers le Sacrifice du Fils pour la vie du monde.

Sources

  • Exode 4, 22-23
  • Exode 11-12
  • Sagesse de Salomon 18
  • Colossiens 1, 15-18
← Retour