Les grandes questions

Comment les Pères de l'Église interprètent-ils ces passages difficiles ?

En bref : Ils ne les lisent pas de manière simpliste. Les Pères gardent le sens historique, mais cherchent aussi le sens spirituel, moral et christologique. Pour eux, la clé de l'Écriture est le Christ, non notre impression immédiate devant un texte isolé.

La nuance orthodoxe

Les Pères n'avaient pas le réflexe moderne de mettre la Bible au banc des accusés, mais ils ne lisaient pas non plus grossièrement. Ils savaient que l'Écriture a des profondeurs. Un passage peut avoir un sens historique réel et, en même temps, un sens spirituel pour le combat du cœur. Les guerres, l'Égypte, le désert, Canaan — tout cela devient aussi image de la libération des passions.

Cette lecture n'est pas une fuite devant le texte. C'est la manière dont le Christ Lui-même enseigne les disciples après la Résurrection : Il leur ouvre les Écritures et leur montre ce qui Le concerne. L'Église lit l'Ancien Testament à la lumière de la Pâque, de la Croix et de la Résurrection.

Ainsi, devant les passages difficiles, la réponse orthodoxe n'est ni un littéralisme froid, ni une allégorie inventée selon le goût du lecteur. C'est une lecture dans l'Église : avec le texte entier, avec la prière, avec les Pères, avec la Liturgie et avec le Christ au centre.

Sources

  • Luc 24, 27 et 45
  • 2 Timothée 3, 16
  • Saint Maxime le Confesseur (le sens spirituel de l'Écriture)
  • Saint Jean Chrysostome (la lecture attentive de l'Écriture)
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