Les grandes questions

Comment concilier l'amour de Dieu avec les passages violents de l'Ancien Testament ?

En bref : Ni en niant les textes, ni en présentant Dieu comme violent à notre image. L'Orthodoxie lit l'Ancien Testament à travers le Christ : Dieu agit pédagogiquement dans un monde brutal, et la plénitude de Son visage se révèle sur la Croix, où Il porte la violence du monde au lieu de la retourner contre nous.

La nuance orthodoxe

L'Ancien Testament n'est pas un livre confortable. Il montre l'humanité dans son état réel : sang, guerre, idolâtrie, vengeance, endurcissement. Dieu entre dans cette histoire non comme dans un manuel idéal, mais comme dans un hôpital rempli de blessures. C'est pourquoi la révélation a une pédagogie : Dieu parle aux hommes là où ils sont pour les conduire plus loin.

Le Christ est la clé. Il ne contredit pas le Dieu de l'Ancien Testament, Il Le révèle pleinement. « Vous avez entendu qu'il a été dit... mais Moi je vous dis » ne signifie pas que Dieu aurait changé d'avis, mais que l'homme est désormais appelé à la maturité du Royaume : l'amour des ennemis, le pardon, la Croix.

Les Pères ne lisaient pas ces textes seulement comme de l'histoire politique. Ils les lisaient aussi spirituellement : les guerres d'Israël deviennent des icônes du combat contre les passions. Ainsi l'Église garde l'Écriture sans transformer l'ancienne violence en programme chrétien.

Sources

  • Hébreux 1, 1-2
  • Matthieu 5, 21-48
  • Luc 9, 54-56
  • Jean 18, 36
  • Saint Maxime le Confesseur (lecture spirituelle de l'Écriture)
← Retour