La vie liturgique

Pourquoi vénérons-nous les saints et la Mère de Dieu ? Le Christ ne suffit-Il pas ?

En bref : Nous n'adorons pas les saints à la place du Christ, et nous n'en faisons pas de petits dieux. Nous leur demandons de prier pour nous, exactement comme on le demanderait à un ami fidèle : « prie pour moi ». Le seul Sauveur reste le Christ ; les saints ne sont pas une voie parallèle, ce sont Ses amis qui nous tiennent par la main pour aller vers Lui.

La nuance orthodoxe

L'objection vient souvent des protestants et des musulmans, et elle est honnête, car elle veut défendre l'unicité de Dieu. Sauf qu'ici il y a une confusion de mots : l'adoration ne revient qu'à Dieu ; vénérer quelqu'un et demander ses prières, c'est tout autre chose. Si tu demandes à un frère vivant « prie pour moi », pourquoi ne le demanderais-tu pas à un saint, qui est encore plus vivant, car pour Dieu tous sont vivants (Luc 20, 38) ? La prière fervente du juste a une grande efficacité (Jacques 5, 16). En les vénérant, nous glorifions en fait Dieu qui les a rendus si beaux : la lumière de la lune ne vole rien au soleil, elle ne fait que la refléter.

Et la Mère de Dieu a une place à part, non parce qu'elle serait une déesse, mais parce qu'elle a porté dans son sein Dieu fait homme. Dès l'Évangile, elle dit prophétiquement : voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse (Luc 1, 48). Quand nous la vénérons, nous ne la mettons pas au-dessus du Christ, mais nous confessons qui est le Christ, vrai Dieu, véritablement né d'une femme. L'honorer, en fin de compte, est encore une façon de parler de Lui.

Sources

  • Luc 20, 38 (Dieu des vivants)
  • Jacques 5, 16 (la prière du juste)
  • Luc 1, 48 (toutes les générations me diront bienheureuse)
  • Apocalypse 5, 8 (les prières des saints devant Dieu)
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