Les grandes questions

Adam et Ève savaient-ils réellement ce qu'était la mort avant de désobéir ?

En bref : Probablement pas par expérience, mais ils avaient reçu la parole de Dieu comme un avertissement réel. Dans l'Écriture, la mort n'est pas seulement l'arrêt biologique, mais la séparation d'avec la Source de la vie.

La nuance orthodoxe

La question est juste, car Adam et Ève n'avaient pas encore vécu la mort comme nous la connaissons. Mais on peut connaître un danger sans l'avoir expérimenté : un enfant n'a pas besoin de se brûler pour comprendre que le feu tue. Ici, le problème n'est pas l'absence d'une explication scientifique, mais la rupture de la confiance.

Dans la tradition orthodoxe, la mort n'est pas présentée comme une peine juridique jetée arbitrairement sur l'homme, mais comme le fruit de la séparation d'avec Dieu. Dieu est la Vie. Si l'homme se coupe de Lui, il n'entre pas dans une liberté plus grande, mais dans une existence qui se corrompt, a peur et meurt.

Ainsi, « le jour où tu en mangeras, tu mourras » ne veut pas seulement dire une exécution immédiate. Ce jour-là commence la mort comme corruption, peur, honte et séparation. La mort physique viendra ensuite comme le fruit final de cette rupture.

Sources

  • Genèse 2, 17
  • Genèse 3, 7-19
  • Romains 6, 23
  • Sagesse de Salomon 1, 13-14
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